Dans les cieux


Article dans les cieux par Nancy Ferger

L'avion c'est existant jusqu'à y être dedans.


On est euphorique jusqu'à ce qu’on arrive devant sa place. Et là c'est un peu comme à la loterie. Soit tu as les 3 sièges (les 4 pour les plus chanceux) pour toi seul. Soit tu te retrouves coincée entre deux malabars et là, tu as tout gagné. Et puis il y a toute la nuance entre les deux qui fait que franchement, l'avion c'est existant jusqu'à y être dedans.

Entre les chiottes mal lavées qui empestent l'habitacle, les fauteuils trop étroits, les jambes qui dépassent dans l'allée et qui vont faire trébucher tous les passagers, les plateaux repas douteux qui vont te constiper 2 jours d'affilée, l'écran de ton siège qui ne fonctionne pas, la clim trop froide en vol, trop chaude avant de décoller.


Et puis il y a les gens qui te renvoient toutes sortes de miroirs de toi-même désagréables. Ces gens que tu ne connais pas et que tu ne reverras jamais mais qui te font bien chier.

Celle qui prie pour pas qu'on s’écrase.

Celui qui tousse à s'en décoller la plèvre. D’ailleurs, ça, ça passait encore il y a 2 ans mais aujourd'hui, se racler la gorge est interdit sous peine de panique générale et d'être éjecté de l'appareil avec un vote à l'unisson de tous les passagers.

Il y a ceux qui ont trop bu aux frais de la compagnie aérienne (mention spéciale pour les australiens qui voyagent souvent bien alcoolisés).

Ceux qui ronflent.

Qui bavent.

Qui puent.

Qui pètent.

Qui reniflent.

Qui pleurent.

Qui ont peurs.


Ceux qui ont peurs. Comment leur en vouloir? Se retrouver à 10.000 mètres au dessus du sol dans une boite volante qui gigote parfois dans tous les sens, ça peut donner des sueurs. Au décollage, à l'atterrissage, au moindre bruit, quand il n'y a plus de bruits.


Ceux-là, ils sont un rappel de notre propre peur de la mort, de la futilité de notre vie. Ils s'y accrochent à la vie comme si elle allait les quitter là, maintenant. Toujours cette peur de le mort qui nous poursuit.


C'est quand on est dans les cieux qu'on les craint le plus. C'est marrant quand même. Comme si inconsciemment on savait que c'est de là qu'on vient et qu'on a peur que le divin nous rappelle auprès de lui alors qu'on en a pas encore fini sur Terre.

Comment l'être humain s'est-il laissé déconnecter de la vie à ce point ? Pourtant, la vie c'est la mort. Elle est constante, permanente. À chaque instant, à chaque seconde qui passe, une mort se produit. De l’ego, de croyances, d'un passé qui ne sera plus. On vit avec la mort à tout moment.

Là.

Maintenant.


Alors pourquoi en avoir si peur ?


Est-ce la peur de disparaitre de la surface de la Terre qui nous tétanise à ce point ? Dans ce cas là, vivons ! Pleinement ! À pleine dents ! Croquons-la cette vie avant que son ombre ne nous rattrape.


Où est-ce la peur de souffrir dans les derniers instants qui nous paralysent tant ?

Ah on y est ! La souffrance.

L'être n'aime pas souffrir et pourtant il s'y complet. Il n'y a qu'à voir comment compliquée nous rendons notre existence. Comment nos blessures passées nous font avoir des comportements qui poussent les autres à nous rejeter, nous humilier, nous abandonner, nous trahir de nouveau, encore et encore.

Et puis on se plaint.

On souffre.

On oublie et on recommence.


La souffrance c'est toute l'existence de l'être empêtrée dans la non-conscientisation de la vie.


C'est parce qu'on ne veut pas voir, qu'on souffre. Ne pas voir nos blessures qui nous sabotent, nos peurs qui nous détruisent, nos limitations qui nous freinent. C'est ne pas voir au delà. Ne pas voir qu'on a le choix de ne pas souffrir, qu'on a le choix de changer, qu'on a le choix d'être en paix.


Souffrir c’est ne pas voir la vie après la mort et que ce qui paraît être une fin douloureuse n'est qu'une renaissance. La naissance, tout comme la mort, sont des passages. Nous sommes sortis du ventre de la mère pour retourner dans celui de l'Univers. Or, la douleur est la non-acceptance. Résister au passage entre la vie et la mort c'est retenir un passé limité qui n'est plus, une situation qui ne nous nourrissait plus. C'est s'attacher à quelques chose qui n'est plus bon pour nous.


Accepter, laisser-aller, c'est ne plus souffrir.

Quand je croise la mort de près, et croyez-moi ou pas, ça m'arrive souvent, je me dis toujours : "si telle est ma destinée, quelle soit. J'accepte pleinement de recevoir ce qui se présente à moi”. Et la souffrance disparaît.


À l'acceptance de ce qui est !

Nancy


 

Soin Cosmo-Guidance par Nancy Ferger

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