top of page
  • Nancy IwakApi

Des livres et du chaos


Le clan de l'ours des cavernes de Jean M. Auel

Je viens de finir la série de 6 livres intitulée "les enfants de la Terre" de Jean M Auel. Je pense que je vous en parlerais plus longuement dans un autre article car pour moi, cette saga est un chef-d'oeuvre littéraire. Je ne vais pas m'éterniser dessus trop longtemps ici mais plutôt aller à une chose intéressante qui y mentionnée.


Cette histoire se passe à l'âge de transition dans l'humanité entre l'homme néandertal et les cro-magnons. On y suit les aventures d'Ayla qui, chamane en devenir, vit entre ces deux peuples. Née cro-magnon, elle perd toute sa famille dans un tremblement de terre à l'âge de 5 ans et erre seule pendant des jours jusqu'à être recueillie par une tribus de néandertals où elle y passera toute sa enfance jusqu'à ce qu’adulte, elle parte à la recherche des gens comme elle, de son "espèce". Après de nombreuses aventures qui se déroulent à l'âge de glace dans un monde où survivre en tant qu'être humain dépend du clan, elle retrouve finalement les siens.

Dans cette saga, Jean Auel place Dieu comme étant l’expression de la féminité, symbole de fertilité qui conçut l'homme et la femme. De leur union, la vie a ainsi été créée et naissent les enfants de la terre dont la mission est de prendre soin de la planète et de l'un et de l'autre pour faire perdurer la vie sur Terre.


The great cosmic  mother de Monica Sjoo et Barbara Mor

Les croyances spirituelles de l'époque dépeintes dans ces livres sont une supposition puisqu'il est difficile aujourd’hui de savoir exactement ce que l'homme pouvait vivre et ressentir il y a 30000 ans. Mais Jean M. Auel a fait de nombreuses recherches et s’est appuyé d’archéologues, d’ethnologues et d’anthropologues en tout genre pour écrire ses romans. D’ailleurs, le livre The Great Cosmic Mother, Rediscovering The Religion of the Earth de Monica Sjöö et Barbara Mor (édition anglaise), s’appuient également sur de nombreuses recherches qui supposeraient que l’origine de Dieu était féminin.


Savoir si Dieu est un homme ou une femme n’est pas le sujet mais je trouve que les recherches faites de ces époques sont fascinantes pour comprendre la spiritualité et l’interaction entre hommes et femmes.


J'ai lu la dernière page du dernier tome de cette saga et fermé cette plongée au coeur d'une époque qui évoque l'essence même de l'être humain, une partie de ses origines, une vie primitive qui a peu à peu disparue jusqu’à devenir aujourd’hui quelque chose d’obsolète dans notre société moderne. On ne s’imaginerait pas revenir à l’époque de l’homme des cavernes. On arrive à peine à croire que ces hommes ont réussi à survivre dans de telles conditions. Et pourtant, ces livres révèlent une façon si alignée avec la Vie qu’on a envie d’aller y piocher quelques idées.


Cela m’a laissé pensive.


Si Dieu créa l'homme et la femme pour peupler la terre d'être humains dont la mission initiale était la protection de la Terre dont leur survie dépendait, on peut bien vite se rendre compte que l'homme a eut du mal à accomplir la tâche, laissant l'égo, l'envie de pouvoir, de propriété, d'assouvissement prendre le dessus sur l’égalité homme-femme, l’unité entre toutes les créations terrestres et ainsi, la preservation de la vie sur Terre.

L'homme crée le chaos. Chaos plus qu'apparent aujourd'hui puisqu'il nous entoure de toute part et qu'il fait partie d'un des plus grands défis auquel nous faisons face aujourd’hui. Comment l’humanité va sortir du chaos pour retrouver l'harmonie en soi, autour de soi, avec les autres, la nature, notre planète et même les autres planètes puisque la conquête de l'espace et son assouvissement a bel et bien commencé ?


Le chaos.


Je restais pensive sur cette notion et observait ma vie pour voir comment cette notion s'appliquait à mon expérience personnelle.


Je vis au travers de la citation de Gandhi "sois le changement que tu veux voir dans le monde" donc si je n'observe pas le chaos de mon monde intérieur et de comment il se reflète dans ma vie et autour de moi, rien ne pourra changer. Le changement passe par soi et ça, j'en suis persuadée.

Donc jusqu’à peu, je vivais dans le chaos total. Comme si l’homme l’avait créé il y a des milliers d’années et qu’il s’était répandu de générations en générations jusque dans ma vie. D’ailleurs c’est bien là tout le travail en transgénérationnel, d'aller libérer l’héritage karmique venant des anciens. Et si je regarde autour de moi, je ne suis pas seule. De nombreuses personnes vivent des expériences chaotiques où le drame fait partie intégrante de leurs vies.


Plusieurs fois dans la mienne, j’ai réussir à sortir la tête du chaos et j’ai enfin pu vraiment apprécier la vie. Et alors que je semblait être entrée dans une existence plus sereine, je me retrouvais indéniablement face à des choix. Tourner à droite : la facilité. Tourner à gauche : le chaos total. Et j’ai toujours pris le choix numéro deux, celui de gauche, celui qui m’amenait dans la mouise jusqu’au coup. Avec le recul, je peux vraiment voir ces jours où ma vie a basculé. C'est terrible de faire des choix aussi cons !


Si du chaos sont ressortis de nombreux apprentissages, l’an dernier mon désir d’apprendre dans la douceur et la bienveillance s’est fortement fait ressentir. Aussi, j’ai fait ce choix net dans ma vie et j’ai déposé le chaos de toutes mes lignées pour intégrer douceur et bienveillance.


Parfois, comme des piqures de rappel, le chaos vient frapper à ma porte pour voir si je veux le laisser entrer. C’est un non ferme. Ce choix je m’y tiens. Choix personnel qui finalement fait bien échos au choix que l’humanité a à faire, que certains font, ou pas, et qui fait qu’on peut voir la vie sur Terre tout en noir ou alors en blanc. Ou même sous toutes ses nuances arc-en-ciel.

Et si tout était une affaire une choix ?

Nancy

10 vues

Posts récents

Voir tout
bottom of page